25 choses à faire quand tout est vraiment trop nul

1. Écouter de la musique qui fait du bien. On a tous les disques-doudous. En ce moment, j’ai un penchant pour des bandes originales de séries comme Les Revenants ou Game of Thrones, mais si écouter Annie Cordy vous met le sourire aux lèvres parce que ça vous rappelle votre grand-mère que vous aimez tant, faites-vous plaisir.

2. Chanter. Si possible à tue-tête. Quand je vois mon fiston monter le son pour écouter Hakuna Matata, et se mettre à chanter et à danser, comme son père quand il met Depeche Mode, ça me donne la patate. Alors je chante avec lui.

3. Lire un de ses livres-doudous. Pour moi, Harry Potter, ou Le monde selon Garp, de John Irving.

4. Manger un carré de bon chocolat. Quand je sors ma tablette de Lindt à la fleur de sel, je n’ai pas besoin de plus.

5. Cuisiner. Faire un gâteau. Et dévorer sa production.

Trop choux

6. Faire un câlin. Je pense à un câlin sage, mais si vous voulez passer du côté obscur, c’est très bien aussi ;)

7. Danser. Allez, on est tout seul, on peut se lâcher.

8. Écrire une liste/lettre avec tout ce qui ne va pas. Et on n’hésite pas à s’épancher. Et après ? Après, rien. Allez, si vraiment vous voulez en faire quelque chose, brûlez-la. J’étais dubitative, mais ça fait vraiment du bien !

9. Écrire une to-do list pour s’alléger l’esprit. On peut même tricher pour pouvoir tout de suite barrer « faire la lessive » si on s’en est déjà occupé.

10. Un peu de rangement. Quand on y voit un peu plus clair autour de soi, on y voit aussi plus clair dans sa tête. Et puis la vaisselle, c’est cathartique.

11. Aller se promener. Ça y est, il fait enfin beau (enfin, parfois), profitez-en !

12. Méditer 5 minutes. Ou simplement se concentrer sur sa respiration le temps de sa chanson préférée. Ça relâche les tensions.

13. Faire un peu de yoga, de pilates, ou son activité physique préférée. Pour la même raison.

14. Se faire un thé, un café, un chocolat chaud (parce que ce mois de novembre s’éternise).

15. S’offrir des fleurs, ou si on a la chance d’avoir un jardin, aller se cueillir un bouquet. Si, si, on le mérite.

bouquet

16. Une goutte d’huile essentielle de lavande au creux du poignet, on frotte l’autre poignet, et on respire.

17. Se faire belle. Juste pour soi. Juste pour le plaisir.

18. S’accorder une micro-sieste.

19. Colorier un mandala. Il paraît que ça aide à se centrer. Je ne sais pas, mais sortir mes crayons de couleur et mettre mon cerveau en roue libre, je trouve ça libérateur.

20. Prendre une douche. Ça lave l’esprit autant que le corps.

21. Faire la liste des choses qu’on aimerait faire dans cette vie. Réfléchir à comment on peut commencer à les réaliser.

22. Se faire masser. Par un pro, par quelqu’un qu’on aime, et si ce n’est pas possible, on est jamais si bien servi que par soi-même.

23. Prendre un peu le soleil.

24. Écrire un petit mot doux à quelqu’un qu’on aime.

25. Sourire !

Smile

Burnout : quand trop, c’est trop

Printemps

C’est ce moment de l’année. Celui que je préfère.

Celui des premiers rayons de soleil. Celui des premiers bourgeons.

Celui où je sors de ma longue léthargie hivernale et où je me sens revivre.

Cette année, je trouve ces rayons de soleil particulièrement salvateurs. L’hiver a été long, si long… Un long tunnel sombre.

Et maintenant que le soleil semble me rendre mes esprits, un mot m’interroge :

Burnout

Je ne suis pas une psy du travail, et je ne sais pas comment le quantifier, ni même s’il le faudrait. Je ne sais pas si c’est juste un effet de mode, et si je devrais « juste » parler d’épuisement et d’abattement. Toujours est-il que j’ai clairement conscience d’avoir trop tiré sur la corde.

Symptômes ?

  • Une sensation d’épuisement, de ne jamais avoir connu autre chose que cette fatigue, et que jamais, au grand jamais, on n’en sortira (ce n’est certainement pas un hasard si le seul billet que j’ai pu m’extirper en 2 mois traite du sommeil).
  • Un manque de goût, d’envie, à part peut-être pour la couette et la position fœtale. Bye-bye la motivation et le bel enthousiasme du début d’année, ciao le bel esprit créatif.
  • Une absence totale de confiance en soi et un syndrome de l’imposteur. Tout est trop grand, trop loin, trop fort, inatteignable.
  • L’envie de ne voir personne, de ne parler à personne. Vivre seule dans une caverne, ce serait l’idéal.
  • Stress, anxiété, poids dans la poitrine. Tout le temps. Pour un rien.

Maintenant, rétablissons quelques vérités (toujours bonne à lire) :

  • Ça ne signifie absolument pas que l’on est nul et bon à rien. C’est juste une impression, et elle va passer.
  • Le corps et l’esprit envoient un signal puissant : il est temps de s’occuper un peu de soi. Ça n’a rien d’égoïste, c’est salutaire. Le burnout, c’est aussi apprendre ça à la dure. On ne peut pas s’occuper des autres si on ne s’occupe pas d’abord de soi. Vous vous rappelez cette consigne de sécurité dans l’avion ? Il faut toujours enfiler un masque à oxygène avant d’aider les autres à enfiler le leur. J’ai mis longtemps à comprendre que ce n’était pas égoïste… Simplement, si je tourne de l’œil à cause du manque d’oxygène, je ne pourrai aider personne.
  • Cette sensation terrible va être bénéfique. C’est le moment de repenser ses priorités, de se recentrer sur l’essentiel. Histoire de couper le feu et de prévenir les futurs incendies.

Ce qu’on va commencer par faire :

  • Prendre le temps. Société du tout, tout de suite, je te hais. Je sais qu’il est quasiment impossible de tout arrêter, de tout laisser en plan. Ralentir, par contre, est essentiel pour se préserver et récupérer. Et il faut prendre le temps qu’il faut : c’est investir pour l’avenir.
  • Aller se coucher avec les poules, et tant qu’on y est, goûter à la sieste.
  • Demander de l’aide : si l’on ne se décharge pas de dossiers, dans la mesure du possible, on n’en accepte pas d’autres. On trouve quelqu’un pour aider au ménage (Messieurs, à vos gants en caoutchouc). On confie les enfants à Monsieur, à ses parents, à une copine, le temps de s’offrir un café en terrasse, un ciné ou, soyons folle, un massage.
  • Parce que vous, je ne sais pas, mais moi, le toucher me requinque… Et si je ne peux pas me permettre de m’offrir un massage par un pro, des câlins avec chéri, le fiston, les ami(e)s, le chien, le chat, ou même le vieux doudou de mon enfance, et ça va déjà mieux.
  • On sort sa bouteille d’huile essentielle de lavande : à respirer, pour se masser (ou les deux : une goutte au creux du poignet, on frotte l’autre poignet, on respire), dans le bain… Ça sent les vacances et le soleil, et du point de vue aromathérapie, c’est la panacée à presque tous les maux.
  • Quand j’avais des moyens, mais pas de temps (ni d’enfant), je m’offrais une heure de vacances en me faisant masser en institut. Je n’en ai plus forcément les moyens, mais je me programme un soin de shiatsu avec une professionnelle de la médecine chinoise tous les 2 ou 3 mois, et je prends une journée de « travail buissonnier » qui me redonne de l’énergie pour mieux repartir. Un bon investissement.
  • Vous habitez près de la mer ou dans une région thermale ? Profitez-en.
  • On sort les crayons de couleur, les aiguilles à tricoter, les œufs et la farine, son carnet et son stylo préféré (et pourquoi pas tout ça en même temps… vous me raconterez), et on passe un moment avec son cerveau droit, le créatif, le pas raisonnable, celui qu’on étouffe.
  • On fait une coupure. Même courte. Un ciné, une sortie entre copines, un moment de lecture sur un banc au soleil à l’heure du déjeuner… loin du boulot, loin de la maison, loin des obligations.

Et vous, qu’en trop c’est trop, comment prenez-vous le taureau par les cornes ?

Eclaircie

Crédits photos : bpmm et Jimmy Legrand sur Flickr.

Quand tout ne se passe pas comme prévu

Quand j’ai attaqué mon projet de reconversion et de formation il y a quelques années, je pensais que j’avais tout prévu. Je mettais de l’argent de côté, j’avais trouvé une bonne entreprise pour mon alternance, elle me proposait une bonne rémunération, et je devais avoir un soutien conséquent du Pôle Emploi. Je m’impressionnais d’avoir aussi bien « blindé » mon projet. J’avais même dans l’idée de mettre en route un bébé à la fin de l’année scolaire.

Résultat : mon entreprise m’a lâchée à quelques jours du début de mon alternance, j’ai dû en retrouver une autre dans l’urgence, le Pôle Emploi parisien n’a jamais compris ma situation de travailleuse frontalière et a mis près d’un an à me verser mes indemnités, et pour mon anniversaire, en février, j’ai appris que j’étais enceinte.

Bref, rien ne s’est passé comme prévu. Bien sûr, cela a suscité beaucoup d’angoisse, mais finalement, les choses se sont faites, et plutôt avec les résultats escomptés. Ce n’était pas mieux ni moins bien. C’était différent.

En ce début d’année, l’histoire semble se répéter. J’avais beaucoup travaillé sur mes objectifs et les moyens de les atteindre… Et rien ne se passe comme prévu.

Ce blog était au cœur de mes objectifs. J’adore écrire pour vous, j’adore ce que vous m’apportez, et je déborde d’idées sur tout ce qu’on pourrait faire ensemble. Pour ma petite entreprise de traduction, je m’étais fixé des objectifs certes supérieurs à ceux de l’année précédente, mais très raisonnables, pas très ambitieux. D’une manière que je ne m’explique pas, elle n’était pas vraiment au cœur de mes préoccupations. Comme si j’avais dans l’idée qu’elle allait simplement suivre son cours.

Au bout du compte, je pulvérise mes objectifs de traduction : au rythme où vont les choses, je les aurais atteints au mois de juin, et je vais devoir les réviser. Qui plus est, je travaille sur des projets qui me plaisent, très loin du tout technique mis sur un piédestal pendant ma formation. Ma petite entreprise de traduction est sur les rails, et elle file comme le vent dans la direction que je souhaitais. J’en tire une immense satisfaction et beaucoup de plaisir.

Tout cela se fait un peu au détriment de ce blog. Je ne veux pas de l’excuse du pas le temps, parce que si je le voulais vraiment, je le prendrais : c’est une question de définir ses priorités. Aujourd’hui, l’envie est toujours là, l’inspiration et le souffle un peu moins. Alors, non, je n’ai pas envie d’abandonner tous ces projets. Je dois juste réfléchir à comment faire, comment aborder la situation avec cette nouvelle donne.

Je touche à la sécurité financière à laquelle j’aspirais, et c’est quelque chose de très important pour moi. La sécurité financière, c’est un cocon pour la famille. Et ma priorité, elle est là. Ça, et vivre, travailler en accord avec mes principes, mes valeurs, mes envies. Et c’est ce qui se passe aujourd’hui.

Ce n’est pas mieux ni moins bien que ce que j’avais prévu. C’est juste différent.

Dormez-vous assez ?

El sueño de la Malinche, Antonio Ruiz

Bon, j’ouvre un peu les fenêtres, j’aère, et je retire les quelques toiles que les araignées ont pu tisser ici. Il est long, cet hiver, et l’énergie se fait rare. L’envie est plus à se rouler en boule sous la couette qu’à écrire !

Quand je regarde un peu autour de moi, je vois bien que je ne suis pas la seule dans ce cas, et j’ai l’impression qu’à peu près tout le monde entrerait volontiers en hibernation. Alors, j’ai envie de vous poser une question : dormez-vous assez ?

Si vous sautez du lit, débordante d’énergie et pleine d’allant, je vous en prie, révélez votre secret ! Dans le cas contraire, vous devriez vous reconnaître dans le portrait suivant. Petit rappel, parce que ça ne fait jamais de mal :

À quoi voyez-vous que vous manquez de sommeil ?

  • Vous manquez d’énergie dès le réveil. Vous extirper du lit, prendre une douche, habiller les enfants… Vous avez déjà l’impression de devoir gravir l’Everest, et ce n’est que le début de la journée.
  • Vous avez beau savoir que ça ne vous aidera pas sur le long terme, vous donnez à votre corps le carburant dont il a besoin pour tenir le coup jusqu’au soir : gras, sucre, caféine… choisissez votre poison.
  • Quel que soit le moment de la journée (et le nombre de cafés que vous avez descendus), vous avez un mal fou à vous concentrer. Surtout plus de cinq minutes. Au risque de faire des erreurs (les plus bêtes possibles, tant qu’à faire).
  • Vous n’avez envie de rien, à part vous blottir dans le canapé avec un plaid, une tablette de chocolat, et la énième rediffusion de Friends.

Et non, ce n’est pas parce que vous êtes trop nulle ! (Le moral n’est pas au beau fixe non plus, pas vrai ?) Il y a une bonne raison derrière tout ça. Et aussi des solutions. Mais avant cela, posons-nous une autre question :

Pourquoi manquez-vous de sommeil ?

Je n’ai pas pour objectif de faire une liste exhaustive, d’ailleurs, je ne suis pas une spécialiste, je suis simplement en plein dedans :) Et j’estime que prendre conscience du problème, c’est déjà commencer à le résoudre. Alors, voici quelques pistes à explorer :

  • Tout d’abord, nous sommes en hiver (sans blague), et qui plus est, il est dur, et long (ici à Annecy, les premières chutes de neige, c’était en novembre… il y a 5 mois, donc). Jadis, on respectait le rythme des saisons (en même temps, sans électricité, une fois qu’il fait nuit, il n’y a plus qu’à se coucher). Ce n’est plus le cas, et ça, votre corps ne vous le pardonne pas. Il aurait bien besoin de ralentir un peu, mais vous lui imposez de continuer au même rythme que le reste de l’année.
  • Nous sommes à l’ère du toujours plus, toujours mieux. Et donc… nos journées ne sont JA-MAIS assez remplies. Vraiment ? Vous avez votre journée de maman, votre journée de pro (ça vaut aussi pour les mamans au foyer, c’est du boulot !), votre journée de bonne ménagère (la maison n’est jamais assez propre, et le dîner, il faudrait mitonner un bon petit plat pour ce soir, avec les légumes bio du marché, tant qu’à faire), et puis vous aimeriez profiter de votre moitié, et prendre un peu de temps pour vous, et lire ce livre, là, il a l’air top, et vous aimeriez bien vous coudre un super petit ensemble/vous mettre à la peinture/retaper un meuble/bloguer tous les jours/vous lancer dans l’alpinisme… Stop ! S’il vous faut 28 heures pour cocher toutes les lignes de votre to-do list, vous avez un problème. Personne ne vous en voudra si ce soir, on mange encore des pâtes, s’il faudrait lancer une machine, et si vous n’avez pas lu le dernier best-seller dont tout le monde parle.
  • Conséquence directe : vous vous couchez trop tard. Même si vous ne faites que traîner. Un chapitre de plus, un épisode de plus, attends, je veux finir ça… et ça y est, l’envie de dormir est passée. Et vous continuez allègrement à vaquer à vos occupations pendant une heure ou deux.
  • Vous vous détendez au lieu de vous reposer. Ce chapitre en plus, ces 10 minutes sur Facebook, je comprends tout à fait (je fais pareil), mais ça ne vous fait pas vraiment du bien, finalement. Je sais que vous avez besoin de vous détendre avant de vous coucher, mais tout cela ne vous procure pas le repos dont vous avez besoin.
  • Et puis c’est peut-être simplement une période de votre vie. Peut-être avez-vous de petits enfants. C’est génial, mais ça demande une énergie folle. Et une fois qu’ils sont levés, il faut s’occuper d’eux. Je n’imaginais pas la fatigue que cela pouvait représenter. Ou peut-être traversez-vous une période difficile, et le souci, le chagrin vous empêchent de (bien) dormir. Vous n’en avez peut-être même pas conscience. Mais si c’est le cas, rappelez-vous que la roue tournera. Vous ne sera pas éternellement épuisée.

Vous vous reconnaissez un peu là-dedans ? Je sais que je peux facilement céder à ces travers. Mais en sachant cela, je peux aussi réfléchir à des solutions. Pas forcément les solutions toutes faites qu’on trouve partout (vous savez aussi bien que moi que vous devez dîner léger et vous coucher plus tôt, non ?), mais plutôt des choses dont je sais qu’elles fonctionnent pour moi.

Alors, comment dormir un peu plus ?

  • Apprenez à reconnaître vos cycles de sommeil. Quand vous sentez que vous êtes en phase d’endormissement (les paupières lourdes, le corps engourdi, la concentration qui n’est plus vraiment là), laissez tout et allez vous coucher. Et quand vous verrez que ça vous fait du bien de lâcher votre livre au milieu d’une phrase (c’est un super signal, pour moi, me rendre compte que je n’intègre plus ce que je lis), ça ne vous semblera plus si grave de ne pas finir votre chapitre.
  • Baissez la lumière. Adoptez plutôt des lumières tamisées que le plafonnier, et laissez tomber la télé, l’ordinateur et le smartphone passée une certaine heure. Sinon, vous dites à votre cerveau que ce n’est pas l’heure de dormir. J’aime bien le mode nuit de ma liseuse, il me permet de lire dans le noir sans me bombarder de lumière… et en général, ça ne dure pas très longtemps.
  • Pourquoi ne pas instaurer un soir dans la semaine pour vous coucher tôt ? Attention, hein, il y a tôt et tôt. Si vous êtes du soir, pas la peine d’aller au lit à 21 h, ce serait une punition, et ça risque de vous énerver plus qu’autre chose. À vous de trouver la formule, le moment qui vous convient. Je sais que le vendredi soir, quand le stress de la semaine retombe et que j’ai la perspective du week-end pour faire les 58 000 choses que j’ai envie de faire, je m’écoute plus facilement et me couche souvent plus tôt que les autres soirs.
  • Si vous avez une vie sociale trépidante, ne vous sentez pas obligée d’accepter toutes les invitations. Et vous avez aussi le droit de vous décommander, Superwoman. Je sais que ça fait du bien de voir des amis, mais parfois, vous avez encore plus besoin de vous retrouver tranquille dans votre cocon. (Exception : si vous pouvez laisser les enfants et sortir entre adultes. Là, ce sont souvent quelques heures de vacances, et ça, vous avez le droit. C’est même vivement conseillé !)
  • Ce n’est pas toujours évident pour tout le monde, mais si vous le pouvez, ralentissez le rythme. Ou au moins, faites en sorte de ne pas vous surcharger davantage. Camarades travailleuses indépendantes, si votre planning affiche déjà complet, n’essayez pas de pousser les murs pour faire entrer un autre projet (voyons, si je dors seulement de 2 h 30 à 4 h 30, je devrais m’en sortir). Camarades salariées, je sais que vous n’avez pas toujours le choix, mais si vous êtes déjà charrette, voyez si votre collègue ne peut pas prendre le dossier Truc à votre place. On n’oublie pas, les journées ne durent que 24 heures. Et ça ne veut pas dire 24 heures d’obligations professionnelles et sociales.
  • Pas beaucoup plus évident, mais tout aussi salutaire : faites la sieste. Idéalement, entre 10 et 20 minutes. J’étais sceptique (pour moi, une sieste digne de ce nom devait au moins abattre un cycle de sommeil), mais c’est fou comme je peux me sentir revigorée après avoir fermé les yeux 10 minutes.

Et vous, alors, dormez-vous assez ? Mieux que par le passé ? Vous avez identifié des situations, des signes qui vous mettent la puce à l’oreille ? Vous avez des trucs z’et astuces qui vous ont permis de grappiller du temps ou de la qualité de sommeil ? Allez, mettons tout cela en commun, et à nous toutes, on va retrouver une belle énergie !

Klimt Danae

10 choses que j’ai apprises de mon fils

2012-06-06 17.30.37

Du moment où j’ai su que j’étais enceinte, comme chaque fois que je commence à me passionner pour un sujet, je me suis plongée dans la documentation. Mes chers livres, mon cher Internet (c’était une bonne chose que j’ai une super prof de recherche documentaire cette année-là, je n’ai presque pas été sur Doctissimo). Il fallait que j’apprenne à être maman.

Mais s’il y a une chose que je ne soupçonnais pas, même si finalement ça me semble une évidence aujourd’hui, c’est à quel point j’apprendrais de mon fils. En l’observant faire, en l’observant être. J’essaie de lui montrer l’exemple, mais je devrais suivre le sien aussi.

Voici donc dix choses que j’ai apprises de mon fils :

  • S’il te plaît et merci font des miracles : c’est bien simple, mais quand il me demande « s’il te plaaaaîîîît », je fonds complètement, et j’ai un mal fou à lui refuser un douzième gâteau, parce qu’il en a déjà mangé onze, quand même. Oh, et tiens, quand mes clients me disent « s’il te plaît » et « merci », ça me brosse complètement dans le sens du poil. Oh, et tiens, quand je dis un vrai merci avec le sourire aux commerçants, ou quand je demande très gentiment « s’il vous plaît », eh bien, j’ai l’impression que ça leur fait plaisir de m’aider. Un peu d’effort (si peu), beaucoup d’effet.
  • Quand on est heureux de voir quelqu’un, il faut toujours le montrer : si je devais choisir la meilleure seconde de la journée, ce serait incontestablement celle où j’arrive en haut de l’escalier chez la nounou. Je ne le vois pas encore, mais je l’entends glousser, trépigner, et se précipiter en appelant « Maman !!! » Je me sens aimée. Et peu importe si la journée a été pourrie, ça efface tout. Alors, on n’est peut-être pas obligé de se livrer à de telles effusions, mais un « je suis heureuse de te voir » peut faire prendre un autre tour à la mauvaise journée d’un autre.
  • Émerveille-toi des petites choses. Un chien dans la rue, ou une feuille morte, ou de la neige dans un arbre, tout est sujet à un enthousiasme débordant. Relever la tête, admirer le monde, respirer, sourire. Et ça va mieux.
  • Manger avec les doigts, c’est meilleur. Bon, peut-être que là, je lui donne le mauvais exemple (les frites, c’est pas fait pour être mangé à la fourchette). Mais parfois, ce n’est pas grave de contourner certaines règles ou conventions.
  • C’est facile de dire non quand on ne veut pas. Vous me direz, deux ans, c’est l’âge du non. Je vous répondrais que sincèrement, j’ai beaucoup à apprendre de lui. Un peu d’équilibre entre lui et moi, ce serait l’idéal.
  • Chaque chose à sa place. Je ne suis pas une maniaque du ménage. Et lui, comme tous les petits, il aime tout sortir. Mais sur certains points, il peut se montrer très maniaque. Alors la cuillère, c’est dans la tasse de café, le couvercle du robot de cuisine, sur le robot de cuisine, le linge, dans la machine, et si tout le reste trouvait sa place aussi, on y verrait plus clair !
  • Essayer, rater, essayer encore. Ma mère dirait que le fruit n’est pas tombé loin de l’arbre, et que c’est aussi parce que je suis obstinée… Mais quand je le vois essayer 5, 10, 15 fois sans se lasser ni se décourager, je suis admirative. Et je devrais en prendre de la graine, parce que si je suis obstinée, je peux aussi vite être frustrée/stressée (mon syndrome de Superwoman).
  • Quand on est curieux, on apprend vite. Et quand on n’a pas envie, eh bien… il ne se passe pas grand-chose. Ça l’a très vite travaillé de se mettre debout, puis de marcher. Le goût de l’indépendance, certainement. Manger avec des couverts, ça a pris beaucoup plus de temps. Et parfois, il oublie, même avec trois cuillères et deux fourchettes devant lui. Puisqu’il vous dit qu’avec les doigts, c’est meilleur !
  • Être tout entier à ce qu’on fait. Sa capacité à s’absorber complètement à ce qu’il fait me laisse pantoise. Si je l’appelle et qu’il ne répond pas, ce n’est pas de la mauvaise volonté, c’est juste qu’il est concentré. Alors, je sais qu’il n’a pas à penser au dîner à préparer, à cette expression qui ne se laisse pas traduire, aux factures qu’il va falloir faire parce que sinon, ça ne sert à rien de travailler, et au petit garçon à qui il faut donner un bain. Mais si j’arrivais, comme lui, à me débarrasser de tous ces parasites, je travaillerais (cuisinerais, facturerais) plus vite et plus efficacement.
  • Il n’y a pas de bon moment pour chanter, pour danser, pour faire un bisou. Le bon moment, c’est tout le temps. Et même, on peut le faire comme on veut. Ça met simplement de la douceur, de la bonne humeur et de la joie dans la journée.

Et vous, qu’avez-vous appris de vos enfants ou des petits de votre entourage ?

Longtemps, je me suis couchée de bonne heure (ou pas)

Mais en fait, je crois que ce brave Marcel n’a pas tort.

tôt très tôt

J’ai longtemps été une couche-tard. Je regardais mon petit papa, plus bon à rien à partir de 21 h et debout avant le soleil, comme un extra-terrestre. Par contre, j’étais capable de veiller jusque très tard dans la nuit (j’étais du genre à faire mes dissertations d’un seul jet, mais la veille au soir. Avec un plan détaillé dans la tête. Les enfants, n’essayez pas de reproduire ça chez vous. Ce n’est pas raisonnable.)

Mon homme est lui aussi du soir, donc pendant longtemps, rien n’est venu enrayer cette mécanique. Ce n’est que quand notre fiston est né que nous avons (ou plutôt, j’ai) fait l’effort de me coucher un peu plus tôt. À l’exception notable des soirées où je travaillais. Auquel cas, même si j’essayais d’arrêter à une heure encore raisonnable, j’étais tellement pleine d’adrénaline qu’il me fallait un long, très long moment pour redescendre et réussir à enfin m’endormir.

Sauf qu’en fait, j’ai horreur de travailler le soir. D’abord, ça me prive d’un moment tranquille avec mon homme, et ceux-ci sont déjà trop rares à mon goût. Ensuite, quelle que soit l’heure à laquelle je me couche, ça ne change pas celle à laquelle mon fiston se réveille. Et du coup, la journée est en général très, très longue.

Alors quand, pendant la trêve de Noël, je me suis rendu compte que non, rien à faire, mes journées de travail normales n’allaient pas suffire, j’ai décidé d’essayer d’aller contre ma nature de couche-tard/lève-tard : j’ai programmé mon réveil à 5 h du matin.

Et vous savez quoi ? J’ai adoré ça.

Au point que j’aimerais en faire une habitude.

Pour peu que je me sois couchée à une heure raisonnable, le réveil n’est pas si dur. Et je trouve que mon cerveau se met en marche à une vitesse assez remarquable.

Il règne un calme incroyable. J’habite en centre-ville, au dessus d’une artère importante (et à côté de la caserne des pompiers), et mon appartement n’est pas très bien isolé, donc plutôt bruyant. Et là, à part quelques frontaliers voulant gagner Genève de bonne heure (et éviter les embouteillages, je sais ce que c’est, je faisais comme eux), il n’y a pas un chat.

Ça me laisse 1 h 30 – 2 h avant le réveil de mes hommes, j’ai donc le temps d’abattre du travail. D’autant qu’avec ce calme, j’atteins un niveau de concentration rarement égalé (par moi).

Quand ils se lèvent, je suis bien réveillée. Et surtout pleine d’énergie. Et surtout de bonne humeur. Quoique peut-être un peu trop causante pour l’ambiance qui est habituelle chez nous à cette heure-là. En tout cas, je suis zen.

Je ne culpabilise pas trop d’avoir un peu de mal à plonger dans le vif du sujet après leur départ, vu que j’ai déjà bien avancé. Ou de prolonger un peu la pause déjeuner, que je prends d’ailleurs assez tard, et pour ne pas lutter contre la torpeur postprandiale. Je crois que ce sont mes heures creuses, et elles occupent une bonne partie du temps où mon fiston n’est pas là.

Je peux même m’offrir le luxe d’une micro-sieste ou d’une mini séance de méditation (vous avez déjà essayé ? Je trouve ça hyper stimulant).

Au bout du compte, j’ai plus d’heures où je suis efficace dans ma journée, tout en me ménageant des pauses au lieu de lutter. Du coup, je suis beaucoup plus zen.

Quand j’ai l’occasion de me lever à l’heure habituelle chez nous, vers 7 h, j’ai l’impression d’avoir fait une grasse matinée d’enfer.

Le soir, j’ai quand même le temps de profiter un peu de mon homme, et l’esprit détendu, en laissant le travail et toute éventuelle culpabilité derrière moi. On a le temps de se poser un peu, de regarder une série, et je peux même bouquiner un peu au lit avant de m’écrouler du sommeil du juste.

Ce n’est pas encore le bon moment de l’année pour regarder le soleil se lever. Il se lève trop tard pour ça, ce fainéant ! Mais j’ai la chance de pouvoir admirer de magnifiques montagnes quand je lève le nez, et quand je me suis levée lundi matin, la neige qui tombait était féerique… Et je ne doute pas que le lever du soleil soit magique.

La semaine dernière, nous avons eu des nuits difficiles (les risques du métier quand on est jeune parent), et j’accusais un peu le coup du marathon que je venais de courir, alors j’ai cherché à grappiller la moindre minute de sommeil. Mais cette semaine, j’ai à nouveau pas mal de travail (période faste s’il en est), et j’ai remis le couvert. Avec grand plaisir.

Bien sûr, rien n’est encore gagné, et ce n’est pas en avançant brutalement mon réveil de deux heures que je vais réussir à changer mes habitudes, mais je suis convaincue que changer mon heure de lever m’apporterait beaucoup de confort de vie. Comme si je gagnais deux heures dans ma journée. Comme si j’avais une journée de 26 h. Ça vaudrait le coup, non ?

Et vous, vous êtes plutôt lève-tôt ou couche-tard ?

Ma not-to-do list de l’année

Il est des habitudes qui me pourrissent la vie. Ou qui du moins me la compliquent. Ou qui me font perdre du temps. Voire qui me font me sentir mal vis-à-vis de moi-même. Des mauvaises habitudes, donc.

Dans mon grand élan pour « me rendre la vie plus belle » (oui, 2013 est la première année du reste de ma vie, et pourquoi pas la plus belle ? Ça ne tient qu’à moi, après tout), dans mon grand élan pour me simplifier la vie, donc, je me suis concoctée une not-to-do list. Parce que c’est bien gentil, les to-do lists, mais les journées, à ma connaissance, ne font que 24 heures. Alors si je veux vraiment faire toutes les belles choses dont j’ai envie cette année, il va falloir que je fasse de la place.

Not to do list

Et comme j’aime les symboles (en plus des clichés et des expressions toutes faites), voici 13 choses que j’aimerais arrêter de faire en 2013.

  1. Vérifier mes mails toutes les 5 minutes. J’avais déjà ce travers, mais merci, ami smartphone, c’est pire que jamais. Depuis que lui et moi faisons chambre à part, c’est déjà un peu mieux, je ne les consulte plus au milieu de la nuit. Mais trois ou quatre fois dans la journée, ce serait amplement suffisant. Et puis tu sais bien que s’il y a une urgence, on t’appellera, ma cocotte.
  2. Perdre mon temps en ligne. Autant je n’ai pas trop le réflexe d’aller procrastiner sur Facebook au lieu de travailler (je suis trop occupée à consulter mes mails), je peux y passer des heures quand je n’ai « rien de mieux à faire ». Et puis il y a Twitter, Pinterest, les blogs… Allez, cocotte, tu te rends bien compte qu’en fait, tu as mieux à faire, non ?
  3. Râler à tout bout de champ. Je suis en phase « prise de conscience », et je sais que le chemin est long… J’essaie par exemple de ne plus me plaindre que je suis fatiguée. C’est bon, maintenant les gens savent, ou du moins ils s’en doutent. De toute façon, on est tous fatigués, pas vrai ? Depuis que je fais cet effort, je me sens moins fatiguée, moins abattue, ou en tout cas, ça dure moins longtemps… « Mais c’est fou, tu n’as pas assez dormi et tu es fatiguée, ma pauv’ cocotte ? Bin couche-toi tôt ce soir, et en attendant, ça ne fait pas avancer tes affaires de ressasser. » Ah, et me coucher tôt quand je suis fatiguée aide beaucoup, aussi ;)
  4. Garder la télé allumée. J’ai déjà confessé ce travers (ici)… comme pour Facebook, je ne le fais pas pendant ma journée de travail, mais dès que l’école est finie, c’est la Sainte Trinité canapé-télé-Facebook sur la tablette. Allez, ça suffit, cocotte, tu as déjà tout vu. Get a life !
  5. Dire oui à tout et n’importe quoi. Il n’y a que 24 heures dans une journée, je ne peux pas tout faire, je ne peux pas tout bien faire, et de toute façon, je n’en ai peut-être pas envie (important, pour le bonheur, ça). Prends ta yes-list au sérieux, cocotte, elle a fait ses preuves.
  6. Apporter mon téléphone ou ma tablette au lit. Déjà, pour ne pas consulter mes mails à 3 h du matin (situation vécue). Et parce que bombarder le cerveau de lumière, c’est mauvais pour l’endormissement. Et parce que j’arrive parfois à finir surexcitée parce que soudain j’ai plein d’idées, que je ne peux pas accomplir, vu qu’autour de moi, tout le monde dort (bin oui, du coup, il est 3 h du matin… Si le fiston se réveille à 7 h, t’auras du bol, cocotte. Voir point no 3). Problème : mon tendre et doux m’a offert une super liseuse-tablette que j’aime d’amour, et grâce à laquelle je me suis définitivement mise aux livres électroniques. Je devrais peut-être simplement couper l’Internet… La lecture en mode nuit, c’est permis !
  7. Commencer ma semaine en freestyle : c’est le meilleur moyen de ne rien faire. Donc, si je ne m’en suis pas occupée en fin de semaine, attaquer mon lundi matin en faisant la liste des choses que je dois/veux faire, et si possible, bloquer des plages horaires, sinon, il y aura forcément des choses qui passeront à la trappe (voir points no 10 et 13).
  8. Garder 150 onglets ouverts dans mon navigateur. Des trucs que je n’ai pas le temps de lire tout de suite. Ou des trucs qui pourraient me servir pour ma traduction du moment. Résultat, je n’y vois rien. Et j’ai des onglets qui restent ouverts des semaines, voire des mois. On pourrait croire que si je ne les ai toujours pas lus, c’est que je n’en ai pas l’utilité, non ? Alors, tu lis, tu fermes ou tu sauvegardes dans tes favoris, cocotte, tu y verras plus clair.
  9. M’abonner à toutes les newsletters de la galaxie. De blogs, j’entends, pas commerciales, celles-là, je les fuis comme la peste (la malédiction de la newsletter C*discount). Tu n’as pas le temps de tout lire, et de toute façon, tu as mieux à faire, cocotte (je crois qu’un motif se dessine).
  10. Prévoir trop et ne pas faire assez. Journées, 24 h, tout ça. Frustration. Stop.
  11. Ne pas demander d’aide. Bien sûr, personne ne le fera aussi bien que moi, tout le monde l’a bien compris, mais… journées, 24 h, pas élastiques (un autre motif qui se dessine, non ?) Je peux demander à mon fils de ranger son bazar (en plus, il le fait de bon cœur), à mon homme de faire la vaisselle (il le fera de moins bon cœur, mais c’est un petit cœur), à mes amies et collègues de me relire… Essaie, cocotte, tu verras, ça ira mieux.
  12. Me gaver de petits bonbecs colorés le soir devant la télé, en regardant une série blottie contre mon homme. Le truc qui m’écœure (je ne sais pas m’arrêter) et me dégoûte de moi-même (pour mon manque de self-control et pour mon gras). Mais tu as vu, cocotte, si tu tiens le coup encore ce soir, ça fera 21 jours que tu n’as pas plongé, et tu sais bien qu’on dit qu’il faut 21 jours pour faire ou défaire une habitude. Tu tiens le bon bout.
  13. Faire des projets et ne pas passer à l’action. Sinon, les jolis rêves ne restent que des rêves, et les choses n’évoluent jamais. Tu le sais bien, ma cocotte, que c’est le premier pas qui coûte. Allez, jette-toi à l’eau, et fais de tes rêves une réalité.

24h

Et vous, de quelle vilaine manie pourriez-vous vous débarrasser pour faire de la place au reste ? Ou de laquelle vous êtes-vous débarrassée ?